« Qu’est-ce que tu veux faire plus tard? » Et si cette question ne révélait pas seulement de la réflexion mais aussi de la pression ? Des jeunes ont décidé d’y répondre…

Publié le 26 mars 2026 à 13:30

Durant toutes les années de secondaire, la question « qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? » persiste. Elle nous met une certaine pression. Nous avons voulu aborder ce thème dans notre journal, car c’est un sujet qui touche beaucoup de jeunes. Pour ce faire, nous avons interviewé différentes étudiantes provenant d’universités et de hautes écoles afin d’avoir leur avis sur le sujet. Voici leurs réponses.

Natali : étudiante en droit à l’UCL.

Avez-vous ressenti une certaine pression en vous disant que c’est un choix à long terme ? Vous passez plusieurs années à étudier pour un métier qui ne vous plaira peut-être pas finalement ? 

Oui, il y a une certaine pression qui pesait sur mes épaules. Surtout quand je ne savais pas encore quoi faire, c’est pour cela qu’il faut bien se renseigner sur les différents métiers que certaines études proposent. Et c’est pour cela que j’ai choisi le droit. Je l’ai fait exprès pour avoir un choix multiple en matière de débouchés car j’aime bien ce que le droit propose au niveau professionnel.

Est-ce que cela a été compliqué pour vous de choisir entre l’université et la Haute École ?

Non, pas forcément, j’ai toujours voulu aller à l’université depuis que je suis petite donc la Haute école ne faisait pas partie de mes choix.

Trouvez-vous que votre entourage a joué un rôle important dans votre choix (de manière positive ou négative ?)

Non, mes parents ne m’ont jamais mis la pression sur ce sujet, ils voulaient que je choisisse quelque chose qui me plaisait pour que je puisse réussir dans mes études.

Vos amis ont-ils influencé votre choix ? En sachant qu’eux savaient peut-être déjà ce qu’ils voulaient faire et vous non ?

Pas du tout, malgré le fait que j’hésitais toujours entre beaucoup de choses, ils n’ont jamais influencé mes choix. Finalement, c’est à moi de choisir mon avenir et pas aux autres de le choisir à ma place. A ce moment-là, tout le monde hésitait encore.

Maéline : étudiante en langue et lettres à L’ULB.

Avez-vous ressenti une certaine pression en vous disant que c’est un choix à long terme ? Vous passez plusieurs années à étudier pour un métier qui ne vous plaira peut-être pas finalement ?

De mon côté, j'ai eu cette pression forcément comme tout le monde j'imagine ! Mais de l'autre côté, j'ai eu une prof en particulier qui nous avait expliqué un peu son parcours qui est passé d'un point A dans l'écologie à un point B dans l’événementiel. Alors même si cette pression et mes questionnements restent là, je me dis qu'il y a toujours d'autres possibilités. Que même si maintenant ça devient plus difficile avec les décisions politiques à la con. Je pourrais encore faire d'autres types d'études !

Est-ce que cela a été compliqué pour vous de choisir entre l’université et la Haute École ?

Au début, je me voyais tout à fait dans une Haute école avec un besoin d'accompagnement. Je pensais que je ne supporterais pas l'université et que je n'aurais pas la motivation d'y aller. Et pour finir, je prends mon train pour aller à l'université ! En revanche, je trouve qu’à l'université on perd vraiment les exercices, l'entraînement ; j'ai l'impression d'apprendre sans assimiler vraiment les notions, que c'est un savoir que je vais vite perdre ! 

Trouvez-vous que votre entourage a joué un rôle important dans votre choix (de manière positive ou négative ?)

J'ai longtemps hésité avant même d'en parler. Je voulais partir en littérature, parce que ce sont des connaissances qui me passionnent mais, niveau professionnel, ça n'ouvre pas forcément beaucoup de portes…

Vos amis ont-ils influencé votre choix ? En sachant qu’eux savaient peut-être déjà ce
qu’ils voulaient faire et vous non ?

Je craignais que mon choix soit influencé et je ne voulais vraiment pas que ce soit impacté par le choix de quelqu'un d'autre, au détriment du mien. Mais j'ai tout de même choisi l’ULB parce que la majorité de mes amies proches y sont.

Oxana : étudiante en langue et lettres à l’ULB

Avez-vous ressenti une certaine pression en vous disant que c’est un choix à long terme ? Vous passez plusieurs années à étudier pour un métier qui ne vous plaira peut-être pas finalement ?
J'ai évidemment eu cette pression, mais je pense que c'est un peu tout le monde. Ça coûte des sous, ça prend du temps, donc évidemment c'est stressant de se dire que peut-être ça ne nous conviendra pas. Maintenant je sais que c'est plus simple de se réorienter mais je crains d'avoir perdu mon temps…

Est-ce que cela a été compliqué pour vous de choisir entre l’université et la Haute École ? Non, pas particulièrement. Je ne me suis pas vraiment renseignée sur les Hautes Écoles parce que je savais que je voulais aller à l'ULB ! Cela étant, je pense qu'il y avait peut-être de meilleures options si je voulais vraiment me concentrer sur la communication, en Haute école notamment, mais ce que je fais maintenant me plaît et me convient donc je ne regrette pas mon manque d'hésitation.

Trouvez-vous que votre entourage a joué un rôle important dans votre choix (de manière positive ou négative ?) 

Oui ! Je suis la première de la famille à aller à l'université. Et comme mon grand-père et mon père ont cette obsession d’avoir un métier qui rapporte, je me suis dirigée vers quelque chose qui avait cette possibilité dans le futur tout en faisant un minimum ce que j'aime ! Mais je pense que si l'argent n'avait pas été la question, j'aurais fait quelque chose d'entièrement différent.

Vos amis ont-ils influencé votre choix ? En sachant qu’eux savaient peut-être déjà ce qu’ils voulaient faire et vous non ?

Je ne pense pas. Évidemment, le fait qu'une de mes meilleures amies avait dans l'idée de faire la même chose au même endroit m'a orientée! Mais je pense que j'aurais malgré tout choisi Communication parce que c'est quelque chose qui m'intéresse vraiment. Si elle avait choisi autre chose, j'aurais quand même choisi ce
que je fais aujourd'hui.

Nadine : étudiante en Sciences Économiques à l’ULB
Avez-vous ressenti une certaine pression en vous disant que c'est un choix à long terme ? Vous passez plusieurs années à étudier pour un métier qui ne vous plaira peut-être pas finalement?

Oui, j'ai beaucoup hésité dans mon choix d'étude donc lorsque j'ai commencé, je ne savais pas si ça allait me plaire ou non. Après, ce n'est pas grave de se tromper, on peut encore changer d'étude facilement.

Est-ce que cela a été compliqué pour vous de choisir entre l’université et la Haute École ?

Non pas vraiment, car lorsque j'ai choisi de faire des études de prof, je n'avais pas le choix, c'était en haute école d'office.

Trouvez-vous que votre entourage a joué un rôle important dans votre choix (de manière
positive ou négative ?)

Oui, ça m'a bien aidé de pouvoir parler de mon choix avec mes proches, j'ai pu avoir leur retour et c'était plutôt positif.

Vos amis ont-ils influencé votre choix ? En sachant qu’eux savaient peut-être déjà ce qu’ils voulaient faire et vous non ?

Non pas vraiment, on a tous choisi ce qu'on voulait faire indépendamment l'un de l'autre.

Eva Couronné et Kahlilia tshimanga

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